La fraude au clic est toujours très présente et même en évolution

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Depuis des années le phénomène lié à la fraude au clic n’a cessé de prendre de l’ampleur.

Jugez plutôt !

Entre 25 et 50 % du trafic Internet mondial ne sont pas générés par des humains mais par des robots. Les pertes annuelles, pour les annonceurs concernés, sont estimées à 5 milliards de dollars dans le monde.

Par exemple, ComScore estimait en début d’année à 36 % ce trafic frauduleux (celui-ci n’était que de 6 % en 2011). Des escrocs bien organisés sont à l’origine de ce fléau en développant des programmes informatiques qui permettent à des ordinateur de se connecter automatiquement à des sites Internet et, parfois, de cliquer sur des publicités qu’ils contiennent.

Ces organisations créent en général des sites qui bénéficient de ce trafic et peuvent amasser ainsi des milliers de dollars de publicité. La plupart du temps, les annonceurs eux-mêmes ne savent même pas qu’ils posent de la publicité sur ces sites, puisqu’ils achètent du trafic «en gros» sans examiner le détail. Certains sites très connus peuvent aussi être concernés, de façon moins importante cependant, soit parce que les fameux robots se connectent aussi à leur site, soit parce qu’ils achètent eux-mêmes du trafic frauduleux pour gonfler leur audience…

Et le développement de l’achat d’espaces aux enchères, de manière automatisée, aide aussi sans doute à la propagation de ce type de fraude, du fait du manque total de transparence qui y règne bien souvent…

Google s’est attaqué au problème. La firme a fait l’acquisition de la société Spider.io qui est spécialisée en la matière pour lutter efficacement contre ces pratiques…

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